vendredi 14 janvier 2011

Janvier frileux gèle la merlesse sur les oeufs.


J'avoue que j'ai triché un peu : c'est le dicton du 15 janvier (et là peut être que vous, vous n'êtes pas le 14 mais moi si).
Celui du 14 disait : "Janvier chiche d'eau fait le paysan riche".
D'un autre coté, ça n'est pas mal non plus, ça fait économiste rural. Ou contrepèterie. Mais ça fait moins clin d'œil à Suzanne et c'est dommage.
Celui que je préfère c'est celui du 12 janvier. Et comme il faut que j'attende presque un an avant de vous le mettre, je vous le mets maintenant :
Il vaut mieux voir un voleur dans son grenier qu'un laboureur en chemise en janvier


Source : dicton du jour - citation

"Il vaut mieux voir un voleur dans son grenier qu'un laboureur en chemise en janvier".
Ça fait rêver je trouve, l'idée de devoir choisir entre deux rencontres aussi incongrues.

A propos de laboureur, ça me rappelle un Noël organisé par l'association des prestations sociales et culturelles de mon travail. Je ne pouvais pas emmener ma fille au spectacle offert, elle devait avoir entre 5 et 8 ans, et ce sont mes parents qui s'en sont chargé. C'était un spectacle de Dorothé, avec les Musclés. Les Musclés, c'était les boys-band de Dorothée, des types qui faisaient le spectacle autour d'elle. D'ailleurs je ne sais même pas si elle se produisait elle-même.
Mes parents sont rentrés assez furieux, jurant mais un peu tard, qu'on ne les y prendrait plus.
Ils m'avaient expliqué le style musical des Musclés en citant un extrait de paroles qui était celui là : "le paysan dans son champ laboure et le soir quand il rentre retrouver sa femme il la bourre aussi". Véridique juré craché.

Ce qui fait que non, le niveau ne baisse pas tant que ça.

A une autre fois, si vous le voulez bien.

(j'attire votre attention sur la reprise de blogage des sieurs Dorham et Balmeyer, dont les nouveaux blogs s'appellent tous les deux apostrophe s posterous, et même si je n'ai aucune idée de ce que ça peut bien vouloir dire - et que j'ai la flemme de chercher - leur lecture est un vrai délice qui déclenche l'hilarité assez fréquemment voire l'émotion. Ils sont en lien, là, juste dans la colonne de droite).



9 commentaires:

mtislav a dit…

Tu n'as pas froids aux oeufs toi !

Dorham a dit…

Ah, les musclés, c'est tout un apprentissage de la vie qu'on a grâce à eux...Content de te retrouver, enfin, ici, parce que dans la vraie vie, heureusement, on ne se perd jamais...

(posterous, c'est seulement la plateforme en fait - grâce à elle, on peut publier en envoyant un simple mail...c'est du blogging complètement détaché, c'est, je crois, ce qui nous a séduit :))

balmeyer a dit…

Ah... l'évocation des Musclés de bon matin !

Il y a pas longtemps, dans le square, j'ai trouvé par terre une pochette de disque des Musclés. Je l'ai gardée passionnément dans ma poche, ne sachant pas comment utiliser cette bonne blague.

Mais le mieux.

LE MIEUX.

C'est le nom du nouveau groupe de Dorothée.

Ils s'appellent : les Windows.

Oui. Pas les "Shadows", ni les "Rainbows", ni les "MacOs", ni les "Linux", non, les Windows. C'est énorme, non ?

balmeyer a dit…

(je l'ai lu ici, car oui, je lis la newsletter de François Corbier.

Suzanne a dit…

"Il vaut mieux voir un voleur dans son grenier qu'un laboureur en chemise en janvier".

Un voleur dans le grenier, c'est signe que le grenier est plein de provisions, alors un petit larcin, sans doute motivé par la faim, ce n'est pas une grande catastrophe. Par contre, si le laboureur n'a qu'une chemise à se mettre sur le dos quand il neige et vente, c'est qu'il n'a pas de quoi acheter du drap chaud pour se faire une veste, et que ses haillons doivent être en pièces sur le dos de ses enfants. Il risque la fluxion de poitrine, le mal qui tue, la misère encore plus grande dans sa chaumière.

Suzanne a dit…

Délinquance d'autrefois dans les campagnes: par chez moi, les vieux ont des histoires à raconter sur les journaliers errants qui travaillaient et volaient tour à tour. Les coups de fusil partaient vite, chargés au gros sel le plus souvent, et les fûts de gnôle étaient bien planqués sous la paille.

Fleur d'hiver a dit…

Bravo à Suzanne pour cette explication de texte.

Les Musclés, tu avais fait fort en envoyant tes parents assister à ça ! J'ai vu récemment dans une émission genre "que sont-ils devenus" un des musclés qui continue vaguement à se produire, c'est assez lamentable.

Non, en fait, le niveau ne baisse pas, plus bas que les musclés, ce n'est pas possible.

Anonyme a dit…

hé ho...heureux de vous lire de nouveau...Cela faisait quelques mois que nous n'avions pas le plaisir de vous lire....VIVEMENT le prochain post...merci pour votre littérature!!!!

Suzanne a dit…

Coucou ! (dit le merle)